2011-10, Pékin
Écrit par Administrator Lundi, 10 Octobre 2011 16:42
PékinOctobre 2011, voyage professionnel à Pékin/Beijing Chine !
Un voyage p-r-o-f-e-s-s-i-o-n-n-e-l, qu'on se le dise! Nathalie a dispensé 3 journées de formation, à des enseignants français de la zone asie-pacifique, au Lycée Français International de Pékin. Stéphane, lui, est revenu avec des contrats pour enfin garnir notre balance du commerce extérieur... Euhhh ?! Là, c'est moins sûr. Et à la fin de cette semaine de dur labeur: Quartier libre!
Lundi 17 octobre| Aujourd’hui lundi, c’est ma première ballade en solitaire. Avant de commencer j’ai pris quelques conseils auprès du personnel de l’hôtel, un jeune espagnol parlant un peu le français et un manager français, parlant très bien le français. Ils m’ont donné des tuyaux pour choisir les meilleurs lieux de Pékin pour faire les magasins, avec une gradation entre le faux, le moins faux et le presque vrai. Pour le vrai, inutile, c’est trop cher. C’est donc selon ce que l’on recherche. Je suis d’abord passé par le marché de la soie. Six étages de boutiques où l’on trouve de tout paraît-il. Je me suis contenté du niveau -1. Dans une ambiance de souk modernisé, je ne pouvais faire un mètre sans me faire alpaguer et même toucher. Ils ont la manie de regarder les chaussures des chalands pour identifier la bonne marque à vendre : « Converse, Converse,… See my shoes ! ». A force d’être hélé, touché, vilipendé dans ces couloirs étroits je prends comme un coup de panique avec une envie subite de fuir ce lieu. Où est le métro ?! |
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| Je ne sais pas encore que je vais accéder à un souk... |
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| Je choisis maintenant une artère commerçante, réputée touristique, à l’air libre. A la sortie du métro, je ne tarde pas à connaître ce que j’imagine vite être un autre commerce. Une charmante jeune femme veut absolument parler avec moi pour parfaire son anglais. Par sûr qu’elle ait fait le bon choix, mais elle y tient, la France, Paris, etc. Elle me propose de prendre un café et me présente déjà une autre de ses amies. J’invoque alors mes vacances avec ma femme mais rien y fait. La technique de harponage est sûre. Je change alors de stratégie : « I prefer walk alone » et je pense « I’d rather walk alone ». Cela m’amuse car je pense au même moment à la chanson des supporters de Liverpool : « You never walk alone ». Peu importe de savoir si les chinoises sont fan de foot, cela a marché. Elles ont eu l’air vraiment peinées et ont fini par me lâcher. Heureusement, le doute ne m’a pas assaillie bien longtemps quand dans le quart d’heure suivant je me suis fait alanguir une nouvelle fois. Cette fois ci, d’une certaine manière, j’ai pris le coup : « No thanks ». |
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| Une avenue piétonne on ne peut plus commerçante... |
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Je continue maintenant ma journée dans les ruelles du « Marché de nuit ». Ambiance tourisme chinois avec les bazars à plastique et les brochettes d’étoile de mer, scorpions et autres vers en tous genres. |
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Bon appetit ! |
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| La balade continue, comme cela, en quittant les coins touristiques, en oubliant le métro. En oubliant aussi qu’entre deux stations, à Pékin, les distances ne se comptent plus en centaines de mètres mais en kilomètres. Entre les quartiers, continuellement achalandées de commerces et d’échoppes, les avenues peuvent enfin être bordées d’arbres et de coins reposants. | ||
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| Heureusement il existe aussi des lieux reposants pour traverser certains quartiers |
Samedi 15 et Dimanche 16 octobre
| Départ de la maison vers les 14h00 en prenant out d'abord le Tram Léa puis le Rhône Express à la station Carré de Soie t ceci jusqu'à l'aéroport Lyon Saint Exupéry. Un premier problème, nos noms et prénoms ont été inversés sur nos réservations d'avions. Ils ont été commandés en chine par le Lycée Français International de Pékin où Nathalie donnera sa formation. Pour la réservation d'hôtel, reçue depuis quelques jours pour les besoins d'établissement de nos visas, cela avait déjà été le cas. Il est vrai que pour des chinois, nos noms et prénoms cela doit peu leur parler, cela doit être du chinois (Je l’ai faite, il fallait faire la bonne blague, je ne recommencerai plus). Si l’attente à été longue, l’embarquement est mal organisé et nous sommes contraints de doubler la file d’attente pour répondre aux appels d’un « les personnes embarquant pour Paris CDG » sont prioritaires. Dans les rangs, les gens ne sont pas contents : « Les parigots, il faut toujours qu’ils soient devant les autres ». Nous, on s’en fiche, nous sommes lyonnais et nous allons en Chine. Donc pas concerné par la vindicte publique. |
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| L'attente est longue, donc on prépare le reportage... | ||
| A Paris Charles de Gaulle, c’est la course. Nous devons changer de terminal puis trouver le comptoir Air China pour régler nos problèmes d’inversion de nom. Heureusement, le transit automatique des bagages avait pu se faire. Arrivant trop tard, nous aurons droit qu’à des places dans les rangées centrales. Tant pis, c’est mieux que d’être séparés ; ce que l’on nous a proposé l’espace d’un instant. Un passage par les boutiques détaxées et c’est l’embarquement. 20h00, beaucoup de chinois. Et nous sommes coincés, entre deux d’entre eux, dans la rangée centrale. Nous dinons, en regardant une vidéo de Transformer, puis c’est le dodo. La nuit est longue et inconfortable, mais moins que l’arrivée mouvementée de l’atterrissage. Nathalie est contrainte à l’utilisation du « vomit bag ». | ||
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| Le repas dans l'avion n'est pas des meilleurs; on se console peu avec une vidéo déjà vue avec les enfants : transformers II | ||
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| Sur le plan administratif, la récolte des papiers a été bonne pour établir le visa. Et on termine dans l'avion avec une "carte d'arrivée" | ||
| Dès le débarquement, c’est un premier étonnement. L’aéroport est grand, très grand et tout neuf, avec un trajet à l’aide d’un petit métro uniquement pour aller recueillir nos bagages. La sortie de l’aéroport est un peu longue. Nous y avons attendu un hypothétique accueillant qui ne viendra pas. Nous nous décidons donc à prendre un Taxi. Un vieux biclou, mais qui à l’avantage d’être un taxi officiel. Nous avons quelques craintes, manifestement le chauffeur ne sait pas où se trouve le Novotel. Et pas un mot d’anglais le Pékin. Heureusement nous avons l’adresse en chinois, complétée d’un numéro de téléphone. Le chauffeur, se renseigne au téléphone en roulant, cela ne facilite pas une conduite souple qu’il n’a de toute façon jamais du connaître. Nathalie, elle, pense qu’elle va connaître un deuxième aller/retour. Beurk. Les autoroutes sont semblables aux notres. Avec des grosses cylindrées, beaucoup de voitures européennes (Renault et WW) et coréennes, des vieux taxis jaunes et verts. Beaucoup d’immeubles et habitations modernes en arrière plan. L’hôtel, un Novotel, couchons français, est assez classe. A l’accueil, un jeune espagnol parlant français, veille au grain. Ses jeunes collègues Chinois ont l’air quelque peu empotés. |
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| Question taille, l'aéroport Pékin Capitale a le temps de voir venir | ||
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| La photo pour les enfants : un panda nous attendait dans la chambre ! | ||
| Après quelques minutes de repos, le voyage porte à porte a duré tout de même 18 heures, nous décidons d’aller faire un tour. Le métro est au pied de l’hôtel, c’est tentant. A l’intérieur, en décodant les lignes disponibles et les quelques mots en anglais disponibles nous optons pour une visite de la place Tien an men, au centre de Pékin. Le métro est assez moderne, plus que celui de Paris mais moins « confortable » que celui de Lyon. Les guides de voyage indiquent qu’il transporte deux fois moins de monde que le métro parisien. C’est possible, malgré l’affluence que nous y trouvons. Ce qui est frappant est la jeunesse de la population, pas plus d’une vingtaine d’année en moyenne. Que des jeunes, beaucoup de jeunes, c’est l’impression que l’on retient. Et pas la moindre mixité de population. Sauf quelques rares touristes occidentaux. Tien An Men est une très grande place. Les voitures peuvent y circuler autour, via des grands axes. Les touristes locaux attendent la redescente du drapeau chinois par des militaires, sous l’œil bienveillant du portrait de Mao. Une fois la cérémonie effectuée, que nous n’avons pu voir les balustrades étant garnies de badauds, des voitures et camionnettes de police sillonnent la foule ; probablement pour éviter que les attroupements demeurent. Des militaires traversent la place et les trottoirs alentours au pas de l’oie. Des jeunes les suivent aussi en mimant un pas martial. Certains le font sérieusement, d’autres moins. Est-ce une tradition ou une sympathique moquerie ? La nuit tombe à 18h00 et il commence à faire frisquet en ce début d’automne. Nous sommes fatigués, les alentours de la place ne font apparaître que des immeubles officiels, le plus simple est donc de rentrer à l’hôtel pour dîner et déjà penser à nous coucher. |
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| Au bout de la place Tien An Men, le grand timonier veille | ||
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| La place est vaste, plutôt vide, avec à certains coins un parterre de fleurs | ||
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| L'important est-il dans le slogan ou dans la démonstration technologique d'écrans géants qui doivent bien faire dans les 50 mètres? | ||
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| Le pas de l'oie est parfaitement cadencé, les militaires marchent un peu de partout sur la place et le long des trottoirs environnants |
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